À Marrakech, les plus beaux palais se cachent derrière les murs ocre de la médina.
Le Royal Mansour a ouvert en 2010 avec cinquante-trois riads privés, chacun coiffé de sa propre terrasse ; La Mamounia reçoit derrière ses remparts depuis 1923. Entre ces deux repères, Marrakech a bâti l’une des offres hôtelières de luxe les plus denses du bassin méditerranéen. La nuit démarre autour de 250 euros dans un riad de charme et dépasse 1 500 euros pour une suite de palace.
Deux logiques cohabitent. Les palaces et resorts jouent l’espace, le jardin et le service en grand nombre, souvent à l’Hivernage ou sur les routes du sud. Les riads d’exception, eux, tiennent dans un patio de la médina, avec une poignée de chambres et une attention resserrée. Cette sélection réunit huit adresses réservables, notées de 9,0 à 9,9 sur 10 par les voyageurs de Booking, avec pour chacune son quartier et son atout.
Palaces et resorts cinq étoiles
C’est la catégorie où Marrakech impressionne par le nombre. Le Royal Mansour, commandé par le roi Mohammed VI, aligne ses riads privés le long de ruelles reconstituées, artisanat de plafonds de cèdre et de plâtre ciselé à l’appui. Le Selman, dessiné par Jacques Garcia, pousse le décor jusqu’à des écuries de pur-sang arabes visibles depuis la terrasse du bassin. Le Mandarin Oriental mise sur des villas de 800 m² à piscine privée, tandis que le Four Seasons et The Oberoi conviennent aux séjours en famille comme aux longues escales, jardins et enfilades de patios en prime.
Pour situer ces maisons dans l’ensemble du marché local et comparer les classements, consultez aussi le panorama des hôtels 5 étoiles de Marrakech, qui recense les adresses homologuées de la ville.
Riads et maisons d’exception dans la médina
Le riad reste la signature marrakchie : une maison fermée sur son patio, où le bruit des souks s’éteint dès la porte franchie. Les meilleures adresses se comptent en chambres, pas en centaines de couverts. La Maison Arabe, première table de la ville ouverte aux voyageurs en 1946, prolonge cet héritage par ses ateliers de cuisine. Dar Rhizlane tient du palais-jardin à taille humaine, table d’hôtes réputée et piscine sous les bougainvilliers. Quant au Riad Les Nuits de Marrakech, il affiche la meilleure note de la sélection, 9,9 sur 10, pour un patio intime et un service de proximité.
Dans quel quartier dormir ?
Le choix du quartier compte autant que celui de l’hôtel. La médina place les souks, la place Jemaa el-Fna et les palais historiques à quelques pas ; on y loge en riad, au prix d’un accès en taxi qui s’arrête souvent à l’entrée des ruelles. L’Hivernage, quartier tracé sous le Protectorat, aligne les palaces à dix minutes à pied de l’animation, avec avenues larges et jardins. La Palmeraie et les routes du sud (Ourika, Amizmiz) offrent le calme, l’espace et le golf, moyennant une navette pour rejoindre le centre.
Quel que soit le quartier retenu, la même ville rouge sert de décor : patios à zellige, ruelles couvertes des souks, plafonds peints des palais. Voici quelques scènes que l’on croise entre deux rendez-vous.
Marrakech se prolonge facilement. Pour découvrir une tout autre médina marocaine, on file vers la petite ville bleue de Chefchaouen, dans le Rif ; côté océan, on peut rejoindre les spots de surf de Taghazout, au sud d’Agadir.
Le comparatif des huit adresses
| Hôtel | Quartier | Note | Atout |
|---|---|---|---|
| Riad Les Nuits de Marrakech | Médina | 9,9 | La meilleure note, patio intime |
| The Oberoi Marrakech | Route de l’Ourika | 9,8 | Jardins à la Charbagh, marbre |
| Royal Mansour Marrakech | Médina | 9,4 | 53 riads privés, artisanat |
| La Maison Arabe | Médina · Bab Doukkala | 9,4 | Ateliers de cuisine, héritage 1946 |
| Dar Rhizlane | Hivernage | 9,4 | Palais-jardin, table d’hôtes |
| Four Seasons Resort | Hivernage | 9,2 | 16 ha de jardins, familles |
| Mandarin Oriental | Route du Golf | 9,1 | Villas à piscine privée |
| Selman Marrakech | Route de l’Amizmiz | 9,0 | Décor Garcia, écuries de pur-sang |
Quand venir et combien prévoir
Le printemps (mars à mai) et l’automne (septembre à novembre) offrent des journées douces et des soirées clémentes ; c’est la période où les palaces affichent complet le plus vite. L’été dépasse régulièrement 40 °C, mais les tarifs baissent et les piscines prennent tout leur sens. En hiver, les journées restent ensoleillées et l’Atlas se couvre de neige à l’horizon.
Côté budget, comptez de 250 à 450 euros la nuit pour un riad de charme bien noté, de 500 à 900 euros pour une chambre de palace en moyenne saison, et au-delà de 1 500 euros pour les suites et villas privées. Pour un séjour au printemps ou pendant les fêtes de fin d’année, réservez deux à trois mois à l’avance : les plus belles chambres partent en premier.
Questions fréquentes
Quel est le plus beau palace de Marrakech ?
Tout dépend du critère. Pour l’artisanat et l’intimité, le Royal Mansour et ses riads privés font référence ; pour les jardins et le service en famille, The Oberoi et le Four Seasons tiennent le haut du panier. Les huit adresses de cette page dépassent toutes 9 sur 10 auprès des voyageurs.
Vaut-il mieux choisir un riad ou un palace ?
Le riad privilégie l’atmosphère, la médina à la porte et un service resserré sur quelques chambres. Le palace apporte l’espace, les piscines, le spa et le choix de restaurants. Pour un premier séjour, beaucoup combinent deux ou trois nuits en riad puis autant en resort.
Quel quartier choisir pour un premier séjour ?
La médina pour vivre au rythme des souks et de Jemaa el-Fna, l’Hivernage pour rester proche de l’animation avec le confort d’un palace, la Palmeraie pour le calme et le golf. L’aéroport Ménara reste à 15-20 minutes de la plupart des adresses.
Quel budget prévoir pour une nuit de luxe ?
À partir d’environ 250 euros dans un riad de charme, de 500 à 900 euros pour une chambre de palace, et bien davantage pour une suite ou une villa à piscine privée. Les prix grimpent au printemps et pendant les fêtes.
Reste à fixer une date. Un riad de la médina un soir de printemps, la lueur des lanternes sur le zellige du patio, puis quelques nuits de resort face à l’Atlas : Marrakech se prête autant à la ville qu’au retrait, souvent dans le même séjour.