Falaises de Positano, criques turquoise de Sardaigne, terrasses de Taormine face à l’Etna : l’Italie balnéaire de luxe se décline en une poignée de décors inoubliables. Voici huit destinations où passer des vacances à la plage — et, pour chacune, trois adresses en bord de mer où poser ses valises.
Côte amalfitaine : Positano
Maisons colorées cascadant vers la mer, escaliers fleuris de bougainvilliers, dôme de majolique de l’église Santa Maria Assunta : Positano est l’icône de la côte amalfitaine, classée à l’UNESCO. On se baigne à la Spiaggia Grande, la plage principale bordée de restaurants, ou à la plus tranquille Fornillo, reliée par un sentier côtier ; en bateau, on rejoint les criques d’Arienzo et de Laurito.
Autour, la côte enchaîne les villages perchés — Amalfi et son duomo, Ravello et ses jardins suspendus. La plupart des plages sont des lidos payants : réservez votre transat en été, quand la route du littoral se fige dans les embouteillages (mieux vaut le ferry). Côté hébergement, Positano concentre quelques-uns des plus beaux hôtels d’Italie :
Capri
L’île star de la baie de Naples, mondaine et glamour depuis l’Antiquité. Capri n’a pas de grande plage de sable : on s’y baigne dans des criques rocheuses (Marina Piccola, Bagni di Tiberio), on longe les Faraglioni en bateau et l’on visite la Grotte bleue, accessible uniquement en barque officielle. En hauteur, les jardins d’Auguste offrent la carte postale, et Anacapri, plus calme, mène au mont Solaro par télésiège.
L’ambiance se vit à la Piazzetta, entre boutiques et apéritifs. On rejoint l’île en ferry ou hydrofoil depuis Naples ou Sorrente ; la voiture y est superflue. Pour dormir face à la mer :
Sardaigne : la Costa Smeralda
Sable blanc, eaux translucides, granite rose et yachts au mouillage : la Costa Smeralda, autour de Porto Cervo, est le glamour balnéaire italien par excellence. Les plages de Liscia Ruja et Capriccioli comptent parmi les plus belles ; au large, l’archipel de La Maddalena s’explore en bateau, et plus au nord-ouest, La Pelosa (Stintino) rivalise avec les Caraïbes.
À savoir : plusieurs plages sardes imposent désormais réservation et quota l’été (La Pelosa, Cala Goloritzé, Tuerredda), avec un petit ticket d’entrée. On accède à la région par l’aéroport d’Olbia. Les adresses les plus courues bordent les criques :
Sicile : Taormine
Perchée au-dessus de la mer Ionienne, l’Etna en toile de fond, Taormine mêle théâtre gréco-romain et glamour cinématographique (depuis The White Lotus). En contrebas, la petite Isola Bella, reliée par un cordon de galets, forme une réserve marine idéale pour le snorkeling ; la baie voisine de Mazzarò, desservie par un téléphérique, aligne les plages et les palaces.
La vieille ville se parcourt à pied, du Corso Umberto au théâtre antique aux vues spectaculaires. Aéroport de Catane à ~50 minutes. Les plus belles adresses sont en bord d’eau, à Mazzarò :
Ligurie : Portofino
Le petit port aux maisons pastel, les yachts alignés, la crique de Paraggi et sa plage aux eaux vertes : Portofino est la Riviera italienne dans ce qu’elle a de plus chic. On grimpe à l’église San Giorgio et au château Brown pour la vue, on marche jusqu’à l’abbaye de San Fruttuoso, blottie dans sa baie accessible surtout par la mer.
Juste à côté, les villages des Cinque Terre et leur sentier bleu offrent le versant plus nature (carte de randonnée payante ; certaines sections ferment pour travaux — à vérifier). Gateway : Gênes. Le village ne compte qu’une poignée d’hôtels, tous d’exception :
Pouilles : le Salento
Surnommées les « Maldives d’Italie », les Pouilles alignent criques calcaires et eaux cristallines : les faraglioni de Torre Sant’Andrea, la falaise de Polignano a Mare, les longues plages de sable du Salento (Pescoluse, la « Maldive du Salento »). L’arrière-pays déroule oliveraies, trulli et villes baroques comme Lecce.
L’art de vivre y passe par les masserie, ces fermes fortifiées transformées en hôtels de luxe, souvent avec spa et plage privée. Aéroports de Bari ou Brindisi. Nos adresses, du village-hôtel à la masseria :
Ischia
Plus vaste, plus verte et plus intime que Capri, Ischia est l’île thermale de la baie de Naples. On s’y baigne à la baie de San Montano, aux sources chaudes de Sorgeto qui se jettent dans la mer, ou dans les jardins thermaux (Negombo, Poseidon). Le Castello Aragonese, relié par une digue, veille sur l’ensemble.
L’eau thermale est ici l’argument : presque tous les grands hôtels ont leurs piscines chaudes et leur spa. On rejoint l’île en ferry depuis Naples. Trois adresses pour conjuguer mer et thermes :
Toscane : le Monte Argentario
Le littoral des initiés : le Monte Argentario, presqu’île rattachée à la côte toscane, cache criques rocheuses et dolce vita feutrée, loin des foules. Son port chic, Porto Ercole, et son jumeau Porto Santo Stefano encadrent des eaux limpides ; au large, l’île du Giglio se rejoint en ferry. Plus au nord, Forte dei Marmi prolonge la tradition balnéaire toscane avec ses bagni élégants.
Moins spectaculaire que l’Amalfitaine mais plus confidentiel, l’Argentario séduit une clientèle d’habitués. Aéroport de Pise ou Rome-Fiumicino. Nos adresses sur la presqu’île :
À savoir avant de partir (2026)
Questions fréquentes
Quelle est la plus belle région d’Italie pour la plage ?
Cela dépend de l’ambiance recherchée. Pour le glamour : Capri, la Costa Smeralda, Portofino, Taormine. Pour des eaux turquoise et plus de nature : les Pouilles (Salento), la Sardaigne, Ischia. La côte amalfitaine reste l’icône romantique.
Quand partir pour éviter la foule ?
Mai, juin et septembre : mer déjà (ou encore) chaude, prix et affluence moindres qu’en juillet-août, où le littoral de luxe affiche complet. Octobre reste doux mais certaines adresses ferment.
Les plages sont-elles payantes en Italie ?
Sur une grande partie du littoral chic (Amalfitaine, Capri, Versilia), l’essentiel est en stabilimenti balneari (transat + parasol payants, souvent 30 à 100 €+ par jour en haut de gamme). Les plages libres existent mais sont rares et vite pleines.
Y a-t-il des restrictions d’accès aux plages en 2026 ?
Oui, en Sardaigne : plusieurs plages imposent réservation et quotas (La Pelosa, Cala Goloritzé, Tuerredda) avec un petit ticket d’entrée. À Capri, la Grotte bleue ne se visite qu’en barque officielle, et l’accès des groupes est encadré. Vérifiez les règles à jour avant de partir.
Comment rejoindre les îles (Capri, Ischia) ?
Uniquement par ferry ou hydrofoil, depuis Naples ou Sorrente. La voiture est inutile (et souvent interdite) sur Capri ; sur place, on circule à pied, en bateau ou en navette.