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Que faire à Cusco et dans la Vallée sacrée ?

À 3 400 mètres, l’air de Cusco est sec et coupant, et le premier soir on le sent dans les jambes. La ville fut la capitale du Tawantinsuyu, l’empire inca, avant que les conquistadors n’y plantent leurs églises baroques sur des fondations de pierre andésite taillées au millimètre. Ce chevauchement — un cloître espagnol posé sur un temple du Soleil — se lit à chaque coin de rue, et c’est ce qui rend la ville différente de toutes les autres étapes andines.

À 3 400 mètres, l’air de Cusco est sec et coupant, et le premier soir on le sent dans les jambes. La ville fut la capitale du Tawantinsuyu, l’empire inca, avant que les conquistadors n’y plantent leurs églises baroques sur des fondations de pierre andésite taillées au millimètre. Ce chevauchement — un cloître espagnol posé sur un temple du Soleil — se lit à chaque coin de rue, et c’est ce qui rend la ville différente de toutes les autres étapes andines.

Cusco n’est pas qu’un sas vers le Machu Picchu. C’est une base culturelle et gastronomique, prolongée par la Vallée sacrée de l’Urubamba, où les villages incas d’Ollantaytambo et de Pisac, les salines de Maras et les terrasses circulaires de Moray se visitent en une à deux journées. Voici comment organiser ce séjour sans se précipiter, en tenant compte de l’altitude et en réservant les bonnes tables.

Réserver vos activités à Cusco et dans la Vallée sacrée

Les sites de la région se réservent à l’avance en haute saison, et les meilleures excursions partent tôt, avant l’arrivée des groupes. Nous avons sélectionné trois sorties réservables qui couvrent l’essentiel : la boucle de la Vallée sacrée, le duo Maras & Moray et la journée au Machu Picchu en train. Les billets coupe-file et les guides francophones se retiennent en quelques minutes.

La Vallée sacrée des Incas
La Vallée sacrée des Incas — Photo : Samantha Hare / Unsplash
Machu Picchu en visite privée dès 172 €/pers
Machu Picchu en visite privéeNote 4,8/5 · 213 avis · privéGuide expert, entrée et bus inclus, à votre rythme et sans la foule — la manière la plus fluide de découvrir le sanctuaire.Réserver sur GetYourGuide →
Vallée sacrée : Pisac, Ollantaytambo, Maras-Moray dès 26 €/pers
Vallée sacrée : Pisac, Ollantaytambo & MorayNote 4,7/5 · 1 915 avisLa grande boucle en une journée : forteresses incas de Pisac et Ollantaytambo, terrasses de Moray et salines de Maras.Réserver sur GetYourGuide →
Montagne Arc-en-ciel de Vinicunca dès 31 €/pers
Montagne Arc-en-ciel (Vinicunca)Note 4,8/5 · 6 106 avisL’ascension emblématique vers les crêtes minérales de Vinicunca et la Vallée rouge, repas inclus. Départ tôt, altitude ~5 000 m.Réserver sur GetYourGuide →

Les expériences signature

Au-delà des sorties classiques, une poignée d’expériences justifient à elles seules le détour : elles remplacent la file d’attente par un guide pour vous seul, le car de tourisme par une voiture privée, la cantine à touristes par la table d’un chef. Voici celles qui font la différence.

01

Le Machu Picchu en train Pullman

Le Belmond Hiram Bingham reprend les codes des voitures des années 1920 — bar, musique live, brunch au départ d’Ollantaytambo — pour une centaine de voyageurs seulement. L’arrivée la plus soignée au sanctuaire, prolongée par une visite privée tôt le matin, avant les groupes.

02

Déjeuner au MIL, face à Moray

À 3 560 mètres, en surplomb des terrasses circulaires, la table de Virgilio Martínez (Central, Lima) se construit autour des étages d’altitude, du tubercule de la puna aux herbes de haute montagne cultivées sur place. À réserver plusieurs semaines à l’avance.

03

La Vallée sacrée en privatif

Un chauffeur-guide pour la journée : on module les étapes, on s’arrête quand la lumière est bonne, on ajoute un cours de tissage dans une coopérative de Chinchero — mains dans la laine d’alpaga et les teintures à la cochenille.

04

Une cérémonie à la Pachamama

Le pago a la tierra se vit en privé avec un paqo, prêtre andin qui compose une offrande de feuilles de coca et de graines avant de la remettre à la terre. Un rituel qui dit, mieux qu’un musée, le rapport andin au vivant.

Cusco, l’ancienne capitale inca

On arpente Cusco à pied, en montant lentement. La vieille ville tient dans un mouchoir de poche autour de la Plaza de Armas, mais les ruelles grimpent vite, et à 3 400 mètres chaque volée d’escaliers se paie. Comptez deux jours pleins pour la ville avant d’attaquer la Vallée sacrée.

La Plaza de Armas et la cathédrale

Le cœur colonial s’organise autour de la Plaza de Armas, bordée d’arcades et dominée par la cathédrale, bâtie entre 1560 et 1654 en partie avec les pierres démontées de Sacsayhuamán. À l’intérieur, la toile de la Cène par Marcos Zapata montre le Christ et ses apôtres attablés devant un cuy — un cochon d’Inde rôti, plat andin par excellence. En face, l’église de la Compañía de Jesús rivalise de façade baroque. La place se traverse plusieurs fois par jour ; c’est le point de repère naturel du séjour.

Le Qorikancha, temple du Soleil

À quelques rues, le Qorikancha était le sanctuaire le plus sacré de l’empire. Ses murs, dit-on, étaient couverts de plaques d’or que les Espagnols firent fondre. Ils élevèrent par-dessus le couvent Santo Domingo, si bien que l’on passe d’un cloître colonial à des parois incas dont les blocs s’emboîtent sans mortier, avec une précision que les séismes n’ont jamais réussi à ébranler. Le contraste des deux maçonneries, la coloniale fissurée et l’inca intacte, résume à lui seul l’histoire de la ville.

San Blas, le quartier des artisans

En montant vers le nord-est, les rues pavées de San Blas se resserrent et se cabrent. C’est le quartier des ateliers : sculpteurs sur bois, peintres de l’école cuzquénienne, orfèvres. La minuscule place, sa fontaine et son église à la chaire finement ciselée offrent un point de vue sur les toits de tuiles. On y flâne en fin d’après-midi, quand la lumière rase les façades blanches et que les cafés se remplissent.

Le marché de San Pedro

À dix minutes de la Plaza de Armas, le Mercado Central de San Pedro, abrité sous une charpente métallique attribuée à l’école d’Eiffel, concentre la vie cuzquénienne : pyramides de maïs géant, jus de fruits andins pressés minute, pains au fromage, herboristerie et étals de textiles. On y déjeune pour quelques soles au comptoir d’un caldo de gallina. En chemin, dans la rue Hatun Rumiyoc, la pierre aux douze angles — un bloc inca ajusté à ses voisins sur douze faces — reste l’exemple le plus photographié de l’appareillage local.

Sacsayhuamán, la forteresse aux blocs cyclopéens

À une vingtaine de minutes à pied au-dessus de la ville, Sacsayhuamán aligne trois terrasses en zigzag faites de blocs monumentaux, certains dépassant les cent tonnes, ajustés sans un interstice. Le site domine Cusco et sa cuvette ; c’est de là que l’on saisit le mieux la géographie de l’ancienne capitale, dessinée, selon la tradition, en forme de puma. Chaque 24 juin, la fête du soleil Inti Raymi y est rejouée devant des milliers de spectateurs.

Ces quatre repères — la place, le temple du Soleil, le quartier des artisans et la forteresse — se relient à pied ou en un court trajet. Avant de descendre vers la Vallée sacrée, voici la région en images.

S’acclimater à l’altitude : la première règle

À 3 400 mètres, l’organisme reçoit environ un tiers d’oxygène en moins qu’au niveau de la mer. Le mal aigu des montagnes, le soroche, se manifeste par des maux de tête, des nausées et un sommeil haché ; il touche aussi bien les sportifs que les sédentaires et ne prévient pas. La règle est simple : les deux premiers jours, on ralentit. Pas de longue marche, pas d’alcool, beaucoup d’eau, des repas légers. L’infusion de feuilles de coca, servie partout, aide à passer le cap.

Une stratégie efficace consiste à dormir plus bas les premières nuits. Le fond de la Vallée sacrée, autour d’Urubamba et d’Ollantaytambo, se situe entre 2 800 et 2 900 mètres — six cents mètres de moins que Cusco, ce qui change nettement les nuits. On visite alors la vallée d’abord, puis on remonte sur Cusco une fois acclimaté. Les personnes cardiaques ou sujettes à des pathologies pulmonaires ont intérêt à consulter leur médecin avant le départ ; un traitement préventif peut être prescrit, mais il relève d’un avis médical, jamais de l’improvisation.

La Vallée sacrée des Incas

L’Urubamba serpente entre des versants en terrasses, à une heure de route de Cusco. Les Incas y cultivaient le maïs sacré et y bâtirent quelques-uns de leurs plus beaux ensembles. On peut boucler l’essentiel en une journée, mais deux nuits sur place, avec des étapes plus lentes, valent mieux — pour l’altitude comme pour l’atmosphère des villages en fin de journée, quand les cars sont repartis.

Pisac, marché et citadelle en terrasses

Pisac tient sur deux niveaux. En bas, le village et son marché d’artisanat, actif toute la semaine mais dense le dimanche. En haut, accessible par une route sinueuse ou une montée d’une heure, la citadelle déploie ses terrasses agricoles en éventail au-dessus de la vallée, flanquées d’un cimetière inca creusé dans la falaise. Le contraste entre le marché coloré et le silence des ruines vaut la grimpette matinale.

Ollantaytambo, le village inca habité

Ollantaytambo est l’un des rares endroits où le plan urbain inca a survécu intact : on marche dans les mêmes ruelles, sur les mêmes canaux d’eau vive, que les habitants d’il y a cinq siècles. La forteresse qui domine le village aligne d’énormes monolithes de porphyre rose acheminés depuis une carrière située sur l’autre versant, à plusieurs kilomètres. C’est aussi la gare de départ des trains pour le Machu Picchu, ce qui en fait une étape logique pour la dernière nuit avant le sanctuaire.

Maras et Moray, salines et laboratoire agricole

Deux sites voisins, très différents. À Maras, des milliers de bassins de sel en terrasses s’accrochent au flanc de la montagne, alimentés depuis l’époque préinca par une source d’eau salée ; chaque bassin appartient à une famille du village, qui récolte le sel rose à la main. À quelques kilomètres, Moray creuse dans le sol de vastes terrasses circulaires concentriques. L’écart de température entre le haut et le fond de la cuvette peut atteindre une quinzaine de degrés : les Incas y auraient mené des essais agricoles, adaptant leurs cultures à chaque palier d’altitude.

Chinchero, tissage et église coloniale

Perché à près de 3 760 mètres — plus haut que Cusco —, Chinchero est le village du tissage. Des coopératives de femmes y perpétuent les gestes andins : lavage de la laine d’alpaga à la racine de saqta, teintures naturelles à la cochenille et aux plantes, tissage au métier de ceinture. L’église coloniale, posée sur des fondations incas, abrite des fresques du XVIIe siècle. Le marché du dimanche, moins couru que celui de Pisac, reste l’un des plus authentiques de la vallée.

La Montagne Arc-en-ciel (Vinicunca)

Ce n’est pas la Vallée sacrée à proprement parler, mais une excursion à part entière, au sud-est de Cusco. La Montagne Arc-en-ciel de Vinicunca raye le paysage de bandes ocre, turquoise et grenat, dues aux oxydes minéraux mis à nu par le recul des glaces. Le point haut dépasse 5 000 mètres : mieux vaut être bien acclimaté avant de s’y risquer. On part tôt, vers 3 ou 4 heures du matin, pour arriver avant les cars et la brume de l’après-midi. Ceux qui préfèrent la tranquillité lui substituent Palccoyo, son alternative plus basse et bien moins fréquentée (voir plus bas).

Les sites clés en un coup d’œil

SiteDistance de CuscoTemps sur placeÀ ne pas manquer
Sacsayhuamán20 min1 h 30Blocs cyclopéens, vue sur Cusco
Pisac1 h2 hCitadelle en terrasses, marché
Ollantaytambo1 h 302 hVillage inca vivant, gare du train
Maras & Moray1 h 152 h 30Salines roses, terrasses circulaires
Chinchero45 min1 h 30Tissage andin, église coloniale
Machu PicchuTrain 1 h 30JournéeLe sanctuaire perché, en train
Distances routières indicatives depuis Cusco ; le Machu Picchu se rejoint en train depuis Ollantaytambo.

Les pépites, loin des circuits

Au-delà des sites qui remplissent les brochures, la région garde des lieux que les cars ignorent. Ils se prêtent à une journée en privatif, avec un chauffeur-guide qui connaît les pistes.

Moray et les salines de Maras, loin des circuits
Moray et les salines de Maras, loin des circuits — Photo : Thomas Griggs / Unsplash

La Vallée sud, ignorée des cars

Au sud-est de Cusco, la Valle Sur aligne trois sites que les circuits classiques sautent. Tipón déroule des terrasses irriguées par un réseau de canaux incas encore en eau, prouesse hydraulique ; le village voisin passe pour la capitale du cuy. Pikillacta, cité wari antérieure aux Incas, étale ses murs de terre sur des hectares — rare témoignage d’une civilisation pré-inca. Enfin Andahuaylillas abrite l’église San Pedro, surnommée la « chapelle Sixtine des Andes » pour ses plafonds peints, son orgue colonial et ses fresques baroques.

Sommets et crêtes confidentiels

Waqrapukara, forteresse inca dressée en cornes au bord d’une falaise, se mérite par une randonnée à la journée encore peu fréquentée. Palccoyo offre la même palette minérale que Vinicunca — trois crêtes striées et une forêt de pierres — sans la foule ni les 5 000 mètres, accessible en SUV privatif. Plus récent encore, Pallay Punchu de Apu T’acllo dresse des lames triangulaires qui évoquent un poncho andin, spot resté confidentiel.

Cusco secret

En ville même, l’aqueduc de Sapantiana, ruine inca tapie au-dessus de San Blas et gagnée par le street art, échappe aux guides. Au-dessus de Sacsayhuamán, le Templo de la Luna et la Zona X révèlent grottes et autels taillés dans la roche, souvent déserts et d’accès libre. Pour un souvenir qui ne se trouve pas sur les marchés, un atelier de joaillerie andine permet de repartir avec un bijou d’argent façonné de ses mains auprès d’un orfèvre.

À aborder avec prudence

Deux offres reviennent souvent et méritent réserve. Le « sanctuaire animalier » qui met en scène des alpagas pour la photo est mal noté (2,5/5) et son bien-être animal discutable : mieux vaut lui préférer une ferme responsable comme Awanacancha, sur la route de Pisac, où l’on approche les camélidés et le travail de la laine dans de bonnes conditions. De même, la balade à cheval vers les temples incas reste moyenne et sans cachet particulier : à réserver aux passionnés d’équitation plutôt qu’à ceux qui cherchent un temps fort.

À table : les adresses de chefs

La cuisine andine a gagné ses lettres de noblesse, et Cusco compte plusieurs tables signées. Sur la Plaza Regocijo, Chicha, l’enseigne cuzquénienne de Gastón Acurio, revisite le rocoto relleno et l’alpaga grillé. Au premier étage du musée d’Art précolombien, le MAP Café sert une cuisine contemporaine dans un cube de verre posé au milieu du patio colonial. Pour un dîner plus intime, Cicciolina et Limo comptent parmi les valeurs sûres du centre.

Le sommet se trouve dans la Vallée sacrée : à côté des terrasses de Moray, à 3 500 mètres, le restaurant MIL du chef Virgilio Martínez — l’homme de Central, à Lima — construit son menu autour des écosystèmes d’altitude, produits sur place, du tubercule andin à la plante de haute puna. La réservation se prend des semaines à l’avance ; c’est une expérience à part entière, à intégrer dans la journée Maras & Moray.

Pour la suite de soirée, le Museo del Pisco propose une dégustation guidée d’eaux-de-vie de raisin et de pisco sour, le cocktail national, dans une ambiance de bar plus que de musée. En journée et en famille, le ChocoMuseo organise des ateliers « de la fève à la tablette » où l’on torréfie et moule son propre chocolat à partir de cacao péruvien.

Rejoindre le Machu Picchu depuis Cusco en train

Aucune route ne mène au Machu Picchu : on y accède en train, puis en navette. La plupart des convois partent d’Ollantaytambo et rejoignent Aguas Calientes, le village au pied du site, en une heure et demie environ. Deux compagnies se partagent la ligne, PeruRail et Inca Rail, avec plusieurs gammes de confort. Le train panoramique Vistadome, aux baies vitrées jusqu’au toit, longe l’Urubamba dans un défilé de gorges ; au sommet de la hiérarchie, le Belmond Hiram Bingham, wagons Pullman des années 1920, sert brunch et dîner à bord.

Le train vers le Machu Picchu
Le train vers le Machu Picchu — Photo : Deb Dowd / Unsplash

Les billets d’entrée au sanctuaire sont contingentés par créneau horaire et se réservent longtemps à l’avance en haute saison. Pour l’organisation détaillée de la visite, les circuits sur le site et le choix des trains, nous détaillons tout dans notre guide de la cité perdue des Incas.

Quand partir

La saison sèche, de mai à octobre, offre les ciels les plus dégagés et les sentiers les plus praticables ; c’est aussi la haute saison, avec des nuits qui descendent près de zéro et une affluence marquée en juillet-août. Juin réunit les deux atouts : temps stable et, le 24, la fête d’Inti Raymi à Sacsayhuamán. La saison des pluies, de novembre à mars, verdit la vallée et vide les sites, mais multiplie les averses ; le chemin de l’Inca ferme chaque février pour entretien. Pour un premier voyage, visez mai, septembre ou octobre : la lumière est belle et les foules moins denses.

Où dormir : les adresses haut de gamme

À Cusco, deux maisons dominent, toutes deux installées dans d’anciens couvents à deux pas de la Plaza de Armas : le Belmond Hotel Monasterio, séminaire du XVIe siècle dont certaines chambres sont enrichies en oxygène pour adoucir l’altitude, et le Belmond Palacio Nazarenas, tout en suites autour d’un patio et d’une piscine chauffée. Plus confidentielle, l’Inkaterra La Casona, membre de Relais & Châteaux, ne compte que onze suites dans un manoir colonial. Le JW Marriott El Convento, aménagé dans un couvent du XVIe siècle dont il a conservé le cloître et des vestiges incas mis au jour pendant les travaux, complète ce trio pour qui préfère les standards d’une grande maison internationale.

Dans la Vallée sacrée, on dort plus bas et plus au calme. Le Tambo del Inka, à Urubamba, dispose de sa propre gare privée d’où part un train pour le Machu Picchu ; Sol y Luna, autre Relais & Châteaux, aligne ses casitas dans un jardin, et l’Explora Valle Sagrado mise sur les explorations guidées au départ de l’hôtel. Pour un panorama plus large des lodges et haciendas de la région, notre dossier sur la Vallée sacrée et le sanctuaire détaille les meilleures adresses par étape.

Ceux qui prolongent vers le sud du continent enchaînent souvent avec un tout autre décor : celui des grands glaciers de Patagonie argentine, à quelques heures de vol via Lima et Buenos Aires.

Le dernier soir, depuis une terrasse de San Blas, on voit les lumières de Cusco s’allumer une à une dans la cuvette, et l’on comprend pourquoi les Incas y avaient placé le nombril de leur monde. La ville se quitte à regret — souvent pour mieux y revenir, entre deux trains.