Des forêts brumeuses de Khao Yai aux récifs des Similan, en passant par le lac aux pitons de Khao Sok : la Thaïlande compte plus de cent parcs nationaux, et quelques-uns valent à eux seuls le voyage. Voici huit parcs d’exception — ce qu’on y voit, la bonne saison et comment s’y rendre.
Khao Yai : la jungle aux portes de Bangkok
Premier parc national du pays (1962) et classé à l’UNESCO, Khao Yai déroule une forêt de mousson intacte à seulement 2h30 de Bangkok. On y croise des gibbons à mains blanches, de grands calaos, des cerfs sambar, et surtout des éléphants sauvages — quelque 300 individus qui sortent au crépuscule près des prairies.
L’expérience à vivre est le safari nocturne (porcs-épics, civettes, chouettes) et l’affût des éléphants en fin de journée ; les cascades, dont Haew Narok, complètent la visite. Le parc, ouvert toute l’année (entrée ~400 THB), se découvre à la journée depuis la capitale : s’offrir une journée à Khao Yai.
Doi Inthanon : le toit de la Thaïlande
Dans le nord, près de Chiang Mai, le Doi Inthanon culmine à 2 565 mètres, point le plus haut du royaume. Forêts de nuages, cascades Wachirathan et Mae Ya, sentier nature de Kew Mae Pan, avifaune d’altitude et villages Karen en contrebas : on y respire un autre climat, frais et brumeux.
Au sommet, les deux pagodes royales jumelles, dédiées au roi et à la reine, dominent une mer de montagnes. Très accessible à la journée depuis Chiang Mai (entrée ~300 THB) : voir les excursions au Doi Inthanon.
Khao Sok : la jungle et le lac Cheow Lan
L’une des plus anciennes forêts tropicales du monde (160 millions d’années), plus vieille que l’Amazonie : Khao Sok abrite gibbons, calaos et une brume matinale de cinéma. Sa pièce maîtresse est le lac Cheow Lan, où des pitons calcaires émergent d’une eau émeraude — le « Guilin de Thaïlande ».
L’expérience-signature : une nuit en radeau flottant (bungalows de bambou) sur le lac, avec safaris en longtail à l’aube et kayak. Entre Surat Thani et Khao Lak, le parc se rejoint en excursion (entrée QG + lac ~300 THB chacun) : réserver une nuit en radeau sur le lac Cheow Lan.
Ao Phang Nga : les karsts et James Bond Island
La baie d’Ao Phang Nga aligne des pitons calcaires plantés dans une eau vert jade, des mangroves et des grottes marines. On y trouve la fameuse James Bond Island (Khao Phing Kan) et son aiguille de roche, le village flottant musulman de Koh Panyee, et des hongs, ces lagons cachés au creux des rochers.
On explore la baie en kayak et en longtail, au plus près des falaises. Grand avantage : abritée, elle se visite toute l’année, depuis Phuket ou Khao Lak (entrée ~300 THB, souvent incluse) : pagayer dans la baie de Phang Nga.
Mu Ko Similan : le parc marin star
Onze îles de sable poudreux, des rochers de granit sculptés et des récifs comptés parmi les plus beaux d’Asie : Mu Ko Similan, en mer d’Andaman, est le rêve des amateurs de plongée et de snorkeling. Raies manta, tortues et, en saison, requins-baleines fréquentent ses eaux cristallines.
À savoir : le parc ferme de mi-mai à mi-octobre (mousson), n’autorise plus les nuitées, applique un quota (~3 850 visiteurs/jour) et impose un e-ticket (entrée 500 THB, passeport requis). On y va en speedboat à la journée depuis Khao Lak : embarquer pour une journée aux Similan.
Mu Ko Ang Thong : l’archipel carte postale
Au large de Koh Samui, le parc marin de Mu Ko Ang Thong réunit 42 îles calcaires couvertes de jungle, un lagon émeraude caché (Talay Nai) et un belvédère sur Koh Wua Talap qui embrasse tout l’archipel — le décor qui inspira La Plage.
On le découvre en excursion à la journée depuis Koh Samui (kayak dans les lagons, snorkeling, randonnée au point de vue), via des opérateurs licenciés. Fermeture habituelle du 1er novembre au 15 décembre ; entrée ~300 THB. découvrir Ang Thong à la journée.
Erawan : la cascade turquoise à sept niveaux
Dans la province de Kanchanaburi, la cascade d’Erawan dévale la jungle en sept paliers de bassins turquoise, dans lesquels on peut se baigner. Le nom vient du septième niveau, dont la forme évoque Erawan, l’éléphant à trois têtes de la mythologie.
La randonnée des sept niveaux (avec baignade) est le clou de la visite, souvent combinée au pont de la rivière Kwaï et au chemin de fer de la mort. À la journée depuis Bangkok (entrée ~300 THB) : combiner Erawan et la rivière Kwaï.
Kui Buri : le safari des éléphants sauvages
Au sud de Hua Hin, Kui Buri est l’un des meilleurs endroits du pays pour observer les éléphants sauvages : la rencontre est quasi garantie en fin de journée, quand les hardes descendent brouter dans les prairies. On y croise aussi des gaurs, ces grands bovins sauvages.
L’observation se fait en safari 4×4, avec chauffeur et guide du parc, sur un créneau ouvert de 14h à 18h toute l’année (entrée ~200 THB). Une escapade nature facile depuis Hua Hin : tenter le safari des éléphants.
Saison, tarifs et fermetures (2026)
Questions fréquentes
Quand partir dans les parcs nationaux de Thaïlande ?
La saison sèche et fraîche, de novembre à février, est idéale presque partout : jungle praticable, mer calme, chaleur supportable. Le nord (Doi Inthanon) est frais le matin. Évitez la mousson (juin-octobre) pour les parcs marins de la mer d’Andaman.
Quels parcs ferment une partie de l’année ?
Les parcs marins. Mu Ko Similan (et Surin) ferment de mi-mai à mi-octobre ; Mu Ko Ang Thong ferme généralement du 1er novembre au 15 décembre (mousson du golfe, dates ajustées selon la météo). Les parcs terrestres restent ouverts toute l’année.
Combien coûte l’entrée ?
Le tarif « étranger » va de 200 à 500 THB selon le parc (Kui Buri ~200, la plupart 300, Khao Yai 400, Similan 500), à régler en espèces. Les parcs marins passent désormais par un e-ticket en ligne (système DNP / application QueQ), passeport requis.
Quel parc voir depuis Bangkok en une journée ?
Khao Yai (~2h30, faune et forêt UNESCO) et Erawan (~3h, la cascade turquoise, souvent combinée au pont de la rivière Kwaï) se visitent facilement à la journée depuis la capitale.
Peut-on voir des éléphants sauvages ?
Oui. Kui Buri (au sud de Hua Hin) offre l’une des meilleures probabilités du pays lors du safari de fin d’après-midi ; Khao Yai abrite aussi des hardes sauvages. Ce sont des animaux libres : on les observe à distance, sans contact.